"Créée par de brillants programmeurs, la Blockchain en sait peu sur la nature humaine"

Rédigé par Régis Chatellier

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04 avril 2016


James Grimmelmann, professeur de droit et Arvind Narayanan, maître de conférence en informatique à Princeton, dans une tribune parue sur Slate, émettent des doutes sur la révolution blockchain et son application à tous les secteurs de l'économie, notamment la gestion des droits de propriété.

wikimedia commons blockchain cc-by-deavmi

Prenant notamment l'exemple de la voiture connectée, si aujourd'hui une personne perd le titre de propriété de sa voiture, il s'adresse aux autorités qui en détiennent une copie dans un registre. Mais vers qui le propriétaire pourrait-il se retourner si on lui volait la clé blockchain attestant de la propriété de son véhicule ? Personne, selon les auteurs.

S'ils reconnaissent l'énorme potentiel de la blockchain, James Grimmelmann et Arvind Narayanan estiment que si certaines lois peuvent sembler d'étranges reliques inefficientes, elles répondent à une lente adaptation au désordre de la vie réelle.

 

Texte reference

Régis Chatellier
Article rédigé par Régis Chatellier, Chargé des études prospectives